GRAMMALECTE

CORRECTEUR GRAMMATICAL OPEN SOURCE POUR LIBREOFFICE & OPENOFFICE

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FOIRE AUX QUESTIONS

Pourquoi le correcteur ne signale pas toutes les erreurs ? Pourquoi signale-t-il des erreurs qui n’en sont pas ?

Plusieurs raisons sont possibles, mais quelques explications sur les différentes vérifications sont nécessaires pour comprendre.

Vérification de l’orthographe

Un correcteur orthographique vérifie seulement que les mots écrits existent dans son lexique, les souligne en rouge si ce n’est pas le cas (et s’efforce de faire des suggestions sur demande de l’utilisateur), et c’est tout. Cet examen se fait mot à mot, sans souci de l’ordonnancement de ceux-ci. Par exemple, si vous écrivez : « Ils étai partie au restaurent après avoir mi a jour sont profile », aucune erreur ne sera signalée en rouge, car chaque mot existe en français.

Analyse grammaticale

Le correcteur parcourt le texte à la recherche de motifs d’erreurs, décrits par des règles, sur des suites de mots, dont il vérifie la nature grammaticale et les liens logiques. Pour fonctionner, le logiciel a besoin d’un dictionnaire de mots dont il connaît la nature grammaticale, le genre, le nombre, la conjugaison, etc.

Le correcteur peut se tromper si :

  • une règle est erronée ;
  • une règle ne tient pas compte d’un cas particulier (les règles sont souvent basées sur des probabilités) ;
  • l’étiquetage grammatical d’un mot est incorrect ou incomplet.

Le correcteur ne voit pas certaines erreurs, car :

  • il n’y a aucune règle qui cherche à détecter celles-ci (la complexité est parfois trop grande) ;
  • certaines règles ignorent délibérément certains cas, plutôt que de prendre le risque de faire une fausse alerte ;
  • toutes les fautes ne sont pas détectables par un correcteur grammatical.

Analyse sémantique

Un ordinateur ne comprend pas ce que vous écrivez. Il ne peut détecter les erreurs de sens que vous pourriez commettre. Par exemple, si vous confondez pause et pose (deux noms féminins), vous pouvez écrire une phrase grammaticalement correcte, mais absurde. Sur ce point, on ne peut pas faire grand-chose.

Il est seulement possible de corriger des expressions courantes, comme « par acquis de conscience » (erronée), parce qu’elles sont aisément identifiables.

Il est aussi envisageable de se livrer à une analyse du contexte, avec une étude des champs lexicaux employés, mais nous ne disposons pas d’un dictionnaire étiqueté pour ça (et nous n’en disposerons probablement pas avant longtemps).

 

Quelle différence avec LanguageTool ?

Lightproof, sur lequel se base Grammalecte, est écrit en Python, LanguageTool en Java. Les deux fonctionnent plus ou moins de la même manière. Grammalecte s’appuie sur le dictionnaire d’OpenOffice.org, tandis que LanguageTool utilise son propre lexique (qui, depuis la version 1.1, est une conversion du dictionnaire de Dicollecte).

Sur les concepts de fond, les deux logiciels sont assez proches, et il serait possible d’écrire avec Grammalecte à peu près les mêmes règles de fonctionnement que celles de LanguageTool, ce qui engendrerait les mêmes fausses alertes. Autrement dit, ce ne sont pas les différences techniques qui vont déterminer le fonctionnement de ces deux logiciels, mais un choix de règles plus ou moins strictes concernant les faux positifs.

Pourquoi réinventer la roue ? Pourquoi ne pas plutôt améliorer LanguageTool ?

  • J’aime le Python et pas le Java. Je n’apprécie pas beaucoup non plus le XML, format dans lequel sont écrites les règles grammaticales de LanguageTool. En bref, je trouve que le Java et le XML sont trop verbeux, ce qui rendait déjà mon implication dans LanguageTool quasi nulle.
  • Le développement de LanguageTool est centralisé, ce qui n’est pas toujours commode pour les adaptations spécifiques au français. Lightproof, en revanche, fournit un kit minimal pour développer son propre système, ce qui me convenait mieux.
  • Lightproof utilise directement le dictionnaire orthographique Hunspell (quel que soit celui que vous installez : Moderne, Classique, Réforme 1990, etc.), tandis que LanguageTool utilise un lexique qui n’est qu’une conversion du dictionnaire Classique & Réforme 1990 (qui ne concorde donc pas tout à fait avec le dictionnaire installé). Et, bien sûr, je préfère logiquement employer directement ce sur quoi je travaille déjà.
  • La dispersion des efforts n’est pas si grande, attendu que l’un des plus gros travaux pour concevoir un correcteur grammatical, c’est de constituer un lexique étiqueté, et c’est déjà Dicollecte qui fournit celui de LanguageTool. Je fournirai d’ailleurs encore des mises à jour pour le concurrent. ;—)

Comment participer ? Où signaler les bogues ?

Cette section du site n’est qu’une vitrine. Vous pouvez participer sur Dicollecte.

Vous pouvez signaler les bogues sur le forum.

L’orthographe est « la science des imbéciles » qu’il est indispensable de maîtriser pour éviter de paraître ignorant.

Grammalecte

(basé sur Lightproof)


 

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