« Les paroles s’envolent, les écrits restent », dit l’adage.
Mais encore faut-il être lu et capter l’attention.
Car la production d’écrits connaît un essor considérable, et les contenus ne cessent de se multiplier : livres, articles, publications, présentations, blogs, pages web, etc.
Or, un texte, même bien écrit, sera un calvaire à lire s’il est parsemé de fautes ou de coquilles qui induisent parfois de mauvaises interprétations et lassent toujours les lecteurs exigeants. Chaque écueil nuit à l’attention, affaiblit l’intérêt des lecteurs et dégrade à leurs yeux la pertinence de ce qu’ils lisent. Pire, la répétition des erreurs les poussent à butiner ailleurs dans la masse foisonnante de textes et de distractions.
Le rôle du correcteur est donc d’aider l’auteur à être lu et le lecteur à lire ; il traque tout ce qui peut nuire à la bonne tenue d’un texte, afin que celui-ci soit aussi clair, intelligible et pertinent que possible.
Le métier consiste donc à relire avec une attention soutenue chaque information, chaque mot, chaque phrase, à vérifier l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, la ponctuation, la typographie, la sémantique et, d’une manière générale, à prêter attention à toutes sortes de détails qui peuvent échapper aux écrivains et à tous les producteurs de contenu. Le correcteur veille à la cohérence de l’écrit, graphique ou sémantique ; il traque les anomalies, les répétitions, les contradictions qui peuvent échapper à une lecture rapide.
Bien souvent, ceux qui écrivent n’ont pas conscience de tous ces détails, même s’ils se relisent, car il est bien plus difficile de repérer ses propres erreurs, ses tics de langage et de maintenir son attention sur ce qu’on a déjà écrit (on sait toujours ce qu’on a voulu dire, n’est-ce pas ?). Par ailleurs, on ignore souvent jusqu’où va notre ignorance. Le correcteur fournit donc l’indispensable œil extérieur, le regard neuf et souvent implacable, la première confrontation avec le monde extérieur.